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À 20 ans, Paul Seixas domine Evenepoel et s’offre son premier Monument

Le prodige français Paul Seixas a remporté le Tour de Lombardie en solitaire, à seulement 20 ans. Remco Evenepoel, lui, a dû se contenter de la quatrième…

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À 20 ans, Paul Seixas domine Evenepoel et s'offre son premier Monument

Le prodige français Paul Seixas a remporté le Tour de Lombardie en solitaire, à seulement 20 ans. Remco Evenepoel, lui, a dû se contenter de la quatrième place, incapable de répondre au rythme imposé par le Tricolore.

Remco Evenepoel avait coché cette course. Avec l’absence de Tadej Pogacar, qui l’avait privé du titre ces deux dernières années, le tout récent champion d’Europe se voyait bien ajouter un Monument à son palmarès. Le leader de Red Bull-Bora-Hansgrohe est finalement reparti avec une quatrième place, à quasiment une minute et demie du vainqueur. Car sur les routes lombardes, un certain Paul Seixas a fait la loi.

Le Belge assure pourtant s’être senti « bien toute la journée ». Mais la fatigue s’est invitée dans la dernière heure. Elle s’explique par un enchaînement lourd, entre la course en ligne des championnats du monde et sa victoire aux championnats d’Europe le week-end précédent, glanée juste devant Giulio Ciccone. « Dans la dernière heure de course, je n’étais plus au meilleur de ma forme, a-t-il admis. Jusque-là, tout se déroulait comme prévu et nous maîtrisions la course. J’ai commencé à avoir les jambes lourdes dans la longue ascension. »

Le tournant tient en un basculement de rythme. L’équipe UAE Team Emirates-XRG imprimait un tempo « assez soutenu » avant de ralentir « soudainement ». Seixas a alors relancé la machine. « Il n’a pas attaqué mais simplement maintenu un tempo très élevé », décrit Evenepoel, incapable de suivre. Le Français s’est envolé seul vers le premier Monument de sa carrière, à 20 ans.

Loins d’en vouloir au destin, le champion d’Europe salue la performance. Il la juge « formidable » et la victoire « amplement méritée », reconnaissant que son rival « était extrêmement fort ». Lui visait le podium et a tout donné pour revenir sur Ciccone, dont il avait entendu qu’il « lâchait prise en tête ». Il termine à quinze secondes. « La quatrième place, c’est bien, mais ce n’est pas ce que nous étions venus chercher, évidemment », souffle-t-il.

Ce résultat résume une saison en dents de scie. Evenepoel évoque des « hauts et des bas, à l’entraînement comme en compétition » et reconnaît ne pas avoir abordé cette course à 100 %, une situation qu’il n’avait plus connue depuis des mois. « Je n’ai pas encore retrouvé mon meilleur niveau depuis le Tour de France, et dans des courses comme celle-là, ça se voit », conclut le Belge. Il laisse filer une occasion d’ajouter un troisième Monument à son palmarès. C’est le prodige français qui en profite.

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