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À 20 ans, Paul Seixas s’offre son premier Monument

Deux semaines après avoir manqué son Mondial à Montréal, le jeune Français a remporté le Tour de Lombardie. Une réaction de champion pour celui qui n’a…

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À 20 ans, Paul Seixas s'offre son premier Monument

Deux semaines après avoir manqué son Mondial à Montréal, le jeune Français a remporté le Tour de Lombardie. Une réaction de champion pour celui qui n’a pas fini de faire parler de lui.

Le cyclisme tricolore tient peut-être sa nouvelle pépite. Paul Seixas, 20 ans, vient de s’adjuger le Tour de Lombardie, son tout premier Monument. Le leader de l’équipe Decathlon-CMA CGM n’a pas traîné pour effacer sa déception canadienne et prouve qu’il faudra compter avec lui sur les plus grandes courses.

Moins de quinze jours plus tôt, le Français avait connu l’échec sur la course en ligne des championnats du monde à Montréal. De quoi laisser des traces. Mais Seixas n’est pas du genre à rester à terre longtemps. « Après ces championnats du monde, je ne pouvais pas annoncer que j’allais forcément gagner… Mais je savais que je serais encore dans la bataille pour la victoire », lâche-t-il. Il le répète volontiers, il faut se relever, apprendre de ses erreurs et continuer à se battre. C’est exactement ce qu’il a fait.

Sur la route italienne, le coureur dit avoir senti quelque chose de particulier dès les premiers kilomètres. Il se sentait fort, porté par tout le travail accumulé en amont. « Je savais l’effort qu’il me restait à faire, et ça l’a fait », raconte-t-il, encore sous le coup de l’émotion. À l’arrivée, la joie de son équipe, de sa famille et de sa compagne lui ont sauté aux yeux avant même qu’il ne réalise pleinement ce qu’il venait d’accomplir. Il parle d’une conclusion incroyable pour une saison qu’il qualifie de magnifique.

Car son année ne se résume pas à ce succès du jour. Quatrième du Tour de France, il a aussi décroché une médaille mondiale sur le contre-la-montre à Montréal, en ouverture du programme. À 20 ans, l’ampleur est déjà rare. « Il y a un an, je n’y aurais pas cru », admet-il. Pour lui, l’échec rend les victoires encore plus belles, et c’est justement ce qui fait la beauté de ce sport. Désormais, place à un repos bien mérité. Avant, sans doute, de nouvelles batailles.

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