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Les deux Renoir dérobés à Cagnes-sur-Mer ont refait surface

Un mois après le cambriolage du musée Renoir, les deux toiles emportées ont été retrouvées et plusieurs personnes ont été interpellées. Pour la ville…

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Les deux Renoir dérobés à Cagnes-sur-Mer ont refait surface

Un mois après le cambriolage du musée Renoir, les deux toiles emportées ont été retrouvées et plusieurs personnes ont été interpellées. Pour la ville, c’est un morceau de son histoire qui revient à la maison.

Le maire de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson, a annoncé la nouvelle. Les deux tableaux dérobés ont été récupérés, et l’élu parle d’un « immense soulagement ». Il rappelle que ces toiles ne sont pas de simples œuvres d’art, qu’elles appartiennent à l’histoire de la commune, à son patrimoine et à l’héritage laissé sur place. Sur les conditions exactes de la découverte, rien n’a filtré. Ni le lieu où les œuvres ont été retrouvées, ni leur état.

Pour comprendre ce que représente ce vol, il faut revenir un mois en arrière. Le 8 septembre, deux individus pénètrent dans le musée municipal, aménagé dans la villa où le peintre impressionniste Pierre-Auguste Renoir a vécu ses dernières années. Le commando est décrit comme bien équipé et bien renseigné. Il perce le grillage du parc arboré, brise une vitre, puis attaque les accroches des cadres avec une scie à métaux électrique. Quatre toiles sont décrochées en quelques minutes, au petit matin. Mais l’alarme prévient une patrouille de la police municipale, qui débarque très vite et pousse sans doute les cambrioleurs à précipiter leur fuite. Deux huiles partent avec eux, « Madame Colonna Romano » et « Jeune femme au puits ». Les deux autres, « Madame Pichon » et « Coco lisant », le célèbre portrait du fils du peintre aux longs cheveux blonds, sont abandonnées dans le jardin.

Côté enquête, les choses se sont accélérées. Des interpellations coordonnées ont visé plusieurs personnes dans les Alpes-Maritimes, le Var, l’Hérault et le Doubs, dont les deux suspects présentés comme les auteurs du cambriolage. Le dossier a changé de mains et c’est désormais le parquet de Marseille qui pilote les investigations. Ni le parquet, ni la police judiciaire n’ont souhaité s’exprimer pour l’instant.

Ce dossier s’inscrit dans une série qui inquiète le monde des musées. Presque un an plus tôt, le Louvre, l’établissement le plus visité de la planète, avait été victime d’un vol comparable. Huit joyaux de la Couronne de France avaient disparu de la galerie d’Apollon, parmi lesquels le diadème de l’impératrice Eugénie, retrouvé plus tard très abîmé. Le préjudice avait été chiffré à 88 millions d’euros. À Cagnes-sur-Mer, la municipalité avait d’abord évoqué 9 millions d’euros pour les quatre tableaux, avant de ne plus donner d’estimation pour les deux toiles volées. Face à la multiplication des effractions, le ministère de la Culture a présenté en juillet un plan de 33 mesures, qui recommande notamment de sortir temporairement certaines pièces de leurs vitrines, le temps de sécuriser leur présentation.

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