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Les marchés européens reprennent leur souffle, la dette française continue de peser

Les Bourses du Vieux Continent rebondissent en début de séance, soutenues par le recul des prix du pétrole et une accalmie sur le marché obligataire. La…

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Les marchés européens reprennent leur souffle, la dette française continue de peser

Les Bourses du Vieux Continent rebondissent en début de séance, soutenues par le recul des prix du pétrole et une accalmie sur le marché obligataire. La prudence demeure, tant la France reste fragilisée par l’incertitude autour de son budget.

Les investisseurs retrouvent un peu d’optimisme à l’ouverture. À Paris, le CAC 40 grimpe de 0,76% pour s’installer à 7.788,61 points. Francfort suit avec une hausse de 0,62%, Londres gagne 0,67%. Du côté des indices plus larges, l’EuroStoxx 50 avance de 0,56%, le FTSEurofirst 300 de 0,67% et le Stoxx 600 de 0,71%.

Cette reprise ne suffit pas à effacer une semaine compliquée. Les rendements de la dette souveraine se sont envolés, et la zone euro en a surtout fait les frais en France, où le débat budgétaire pour 2027 vient d’entamer un parcours parlementaire aux conclusions incertaines. L’OAT à dix ans, la référence tricolore, lâche près de 6 points de base pour s’établir à 4,8289%, mais elle reste tout près de son sommet de 24 ans touché vendredi dernier, à 4,993%. Le CAC 40 se dirige ainsi vers une deuxième semaine consécutive de baisse et affiche un repli de plus de 4% depuis janvier. Le Stoxx 600, lui, a pris plus de 6% sur la même période.

Le léger recul des cours du pétrole soutient le moral des marchés, même si la situation reste instable au Moyen-Orient. L’Arabie saoudite fait face à une récente montée militaire des Houthis yéménites. Donald Trump a déclaré jeudi que Washington n’attaquerait pas l’Iran avant les élections de mi-mandat prévues début novembre, évoquant des discussions « productives » avec Téhéran.

Du côté des valeurs, Orange recule de 2% à Paris. Le secteur des télécoms traverse une séance délicate après l’annonce d’un accord pour acquérir un portefeuille de licences de bande de basse fréquence aux États-Unis, un défi lancé aux géants historiques du mobile. Les acteurs américains ont nettement chuté hors séance, et les européens leur ont emboîté le pas. Deutsche Telekom, qui détient 54% de l’américain T-Mobile US, recule de 6,6% à Francfort. Telefonica cède 2,9% à Madrid et Vodafone 3,3% à Londres. Le compartiment sectoriel du Stoxx abandonne 2,58% et partage avec l’énergie l’unique zone rouge de la journée. Bureau Veritas, à contre-courant, gagne 3,2% après un relèvement de recommandation.

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