Société
Avant la campagne de vaccination, les pharmacies peinent à trouver certaines seringues
La campagne contre le Covid-19 démarre le 13 octobre et les officines signalent déjà des tensions sur l’approvisionnement en seringues et aiguilles. Les…


La campagne contre le Covid-19 démarre le 13 octobre et les officines signalent déjà des tensions sur l’approvisionnement en seringues et aiguilles. Les autorités sanitaires parlent d’un souci temporaire, lié à des commandes concentrées sur une courte période.
À quelques jours du coup d’envoi de la vaccination, les pharmacies d’officine se retrouvent face à un obstacle très concret. La direction générale de la santé reconnaît des difficultés d’approvisionnement sur « certaines références spécifiques » de seringues et d’aiguilles. L’instance ne cache pas le problème, mais elle refuse d’y voir un blocage général et mise sur « l’arrivée progressive de volumes significatifs dans les prochaines semaines » pour que la situation se détende rapidement.
Car le marché national, insiste-t-elle, n’est pas dépourvu de ces produits. Les tensions se concentrent sur quelques modèles précis, dans un contexte de commandes massives passées sur un laps de temps très court et de réglages logistiques de début de campagne. Des références alternatives existent déjà chez plusieurs opérateurs disposant de stocks mobilisables, et les capacités identifiées correspondraient aux besoins attendus. La consigne envoyée aux deux principaux syndicats de pharmaciens est donc claire. Il faut diversifier les approvisionnements et piocher dans ces alternatives dès que nécessaire.
Le nœud du problème tient à la forme du vaccin. Celui contre le Covid-19 se présente en flacon, dans lequel on prélève six doses, là où la plupart des autres vaccins arrivent en seringue préremplie. Jusqu’à récemment, les pharmaciens pouvaient commander leurs seringues sur la plateforme de l’agence nationale de santé publique, en même temps que les doses. Ce n’est plus le cas, et beaucoup se retrouvent aujourd’hui sans matériel adapté pour prélever puis injecter. « Si les grossistes ne sont pas capables de nous fournir une marque référencée qu’ils n’ont pas en stock, on se retrouve avec un vaccin sur les bras et pas de possibilité d’injecter », résume Fabrice Camaioni, à la tête de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France. Du côté de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine, le porte-parole Cyril Colombani ne masque pas son agacement. Il anticipe « encore des heures à chercher les seringues », avec en plus l’obligation d’acheter le matériel, même si la dépense reste symbolique.
Un autre dossier attend les officines. Les vaccins contre le Covid-19 continuent de leur être fournis par l’État, grâce aux stocks et aux contrats toujours en cours. Mais ce dispositif exceptionnel, imaginé pendant la crise sanitaire, est appelé à disparaître pour la campagne 2027-2028.
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