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Wittelsheim, l’élection de la maire RN annulée par la justice

Le tribunal administratif de Strasbourg annule l’élection de Raphaële Schober, élue maire de Wittelsheim en mars avec seulement dix-sept voix d’avance.…

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Wittelsheim, l'élection de la maire RN annulée par la justice

Le tribunal administratif de Strasbourg annule l’élection de Raphaële Schober, élue maire de Wittelsheim en mars avec seulement dix-sept voix d’avance. Deux irrégularités ont été retenues contre ce scrutin.

Le verdict est tombé. L’élection de Raphaële Schober à la tête de Wittelsheim, commune d’environ 10 000 habitants aux portes de Mulhouse, n’est plus valable. C’est là que le Rassemblement national avait décroché, en mars, sa seule mairie d’Alsace. Un basculement qui s’était joué à dix-sept voix près.

Deux irrégularités ont motivé cette annulation. La première concerne les bulletins du premier tour, sur lesquels la nationalité italienne d’un candidat n’apparaissait pas, alors que le code électoral impose cette mention pour informer pleinement les électeurs. La seconde porte sur des propos publiés sur Facebook par la liste RN à la fin de la campagne. Le tribunal juge qu’ils sont intervenus trop tard pour permettre aux adversaires d’y répondre. Mis bout à bout, ces éléments ont « altéré la sincérité du scrutin », estime la juridiction, qui souligne le très faible écart de voix entre les deux listes arrivées en tête.

Pour mesurer le poids de cette décision, il faut revenir au mois de mars. Raphaële Schober, ex-gendarme à la retraite, avait alors battu le maire sortant centriste Yves Goepfert. Sa nette avance au premier tour, conjuguée à l’échec des tractations en vue d’un front républicain et au maintien de quatre listes au second, lui avait livré la ville. Mais son succès a rapidement été contesté. La préfecture du Haut-Rhin et l’ancien maire ont chacun déposé un recours en annulation.

L’élue dispose désormais d’un mois pour décider si elle saisit le Conseil d’État. Elle assure « respecter » la décision du tribunal et affirme qu' »aucune décision n’est prise » à ce sujet. « Dans l’immédiat, ma priorité ne change pas. Assurer la continuité de l’action municipale et continuer à exercer pleinement les responsabilités qui sont les miennes », déclare-t-elle. À cela s’ajoute une difficulté interne. Une partie de sa majorité lui reproche un « immobilisme » et conteste sa manière de gouverner.

Alors, que se passe-t-il en cas d’appel ? Les conseillers municipaux proclamés élus resteraient en fonction jusqu’à la décision définitive. Si l’annulation devient définitive, de nouvelles élections devront être organisées dans un délai de trois mois. Pour Wittelsheim, l’affaire est donc loin d’être close.

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