Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Une employée d’un laboratoire anti-peste est morte en Sibérie, l’OMS vérifie sans s’alarmer

La victime, une technicienne de 28 ans, travaillait à Irkoutsk sur des échantillons biologiques. L’Organisation mondiale de la santé a engagé des…

Article

le

Une employée d'un laboratoire anti-peste est morte en Sibérie, l'OMS vérifie sans s'alarmer

La victime, une technicienne de 28 ans, travaillait à Irkoutsk sur des échantillons biologiques. L’Organisation mondiale de la santé a engagé des vérifications auprès des autorités russes et leur a proposé son aide.

Daria Chipilova avait 28 ans et manipulait chaque jour des prélèvements au sein de l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk, en Sibérie. Sa mort, rapportée début octobre, a fait naître une hypothèse lourde. Elle aurait pu contracter la peste pulmonaire après le bris d’un tube à essai. De quoi nourrir une vraie inquiétude en Russie et bien au-delà, tant cette maladie infectieuse est contagieuse et peut tuer vite lorsqu’elle n’est pas soignée à temps.

Les autorités russes ont pourtant très vite tempéré cette piste. Lundi, le gouverneur de la région, Igor Kobzev, a affirmé que les analyses post-mortem réalisées par une équipe spéciale d’experts de Rospotrebnadzor concluaient à une pneumonie dont l’origine reste indéterminée. Aucun micro-organisme lié à l’activité professionnelle de la jeune femme n’a été détecté dans ses biomatériaux, a-t-il ajouté.

À Genève, l’Organisation mondiale de la santé a confirmé mardi suivre le dossier de près. Son porte-parole, Christian Lindmeier, a expliqué lors d’un point de presse que l’agence avait pris contact avec les autorités sanitaires russes pour vérifier l’événement, ses circonstances, les analyses de laboratoire en cours ainsi que leurs résultats. L’OMS a aussi fait savoir qu’elle proposait son aide. Et son évaluation initiale des risques, fondée sur les informations disponibles, place le danger à un niveau modéré à faible pour Irkoutsk, faible pour l’ensemble de la Fédération de Russie et très faible pour la région européenne.

Les autorités russes ont par ailleurs assuré à l’OMS qu’aucun agent pathogène responsable de maladies infectieuses dangereuses n’avait été retrouvé chez les personnes ayant été en contact avec la technicienne. Le message est donc clair de leur côté. Rien ne confirme à ce stade une contamination par la peste, ni chez la victime, ni dans son entourage.

Il n’empêche que le sujet reste sensible. La peste pulmonaire compte parmi les infections les plus redoutées, et le simple fait qu’une employée d’un institut qui lui est entièrement consacré perde la vie suffit à raviver les craintes. Ce que l’OMS cherche désormais à établir tient en une question simple. Comment cette jeune femme est morte, et son travail a-t-il joué un rôle dans ce décès ?

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus