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Les bombardiers américains quittent Fairford après l’arrestation de cinq suspects

Washington a rapatrié ses B-1 stationnés en Angleterre, une semaine après l’interpellation de cinq hommes près de la base. Londres n’écarte pas une piste…

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Les bombardiers américains quittent Fairford après l'arrestation de cinq suspects

Washington a rapatrié ses B-1 stationnés en Angleterre, une semaine après l’interpellation de cinq hommes près de la base. Londres n’écarte pas une piste iranienne, Téhéran dément.

Les bombardiers B-1 de l’armée américaine ne sont plus stationnés à Fairford. Cette base aérienne britannique, située à environ 145 kilomètres à l’ouest de Londres, avait servi ces derniers mois de point de départ aux frappes américaines contre l’Iran. Le Pentagone a confirmé que tous les appareils déployés sur place avaient regagné leurs bases aux États-Unis.

L’annonce tombe une semaine après l’interpellation de cinq hommes d’une vingtaine d’années, tous résidents de Londres, arrêtés près de Fairford. Soupçonnés de préparer une attaque contre le site, ils ont été interrogés le lendemain puis remis en liberté sous caution. Le Premier ministre britannique n’a pas écarté une implication iranienne dans ce projet. Téhéran a rejeté ces accusations, son ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi les jugeant « sans fondement ». Fin juillet, les Gardiens de la révolution iraniens avaient quant à eux qualifié la base de cible légitime.

Malgré le départ des avions, le Pentagone assure que sa flotte de bombardiers reste prête à mener des frappes de précision « partout et à tout moment ». Pour Bergs, analyste au Royal United Services Institute, ce redéploiement réduit toutefois temporairement la capacité américaine à lancer rapidement des opérations contre l’Iran.

Une source militaire de l’Otan affirme que Téhéran fait toujours peser « une menace aiguë » sur les installations américaines présentes au Royaume-Uni. Un haut responsable militaire de l’Alliance soutient de son côté que ce retrait n’aura aucune conséquence sur l’Otan. « La capacité défensive de l’Otan à faire face à toute agression reste inchangée et inégalée, grâce à l’unité, à la force et aux capacités combinées de 32 nations. » Lundi, le ministère britannique de la Défense a refusé de commenter les mouvements d’avions américains.

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