Politique
Selon Tanguy, d’anciens militants antisémites seraient à l’origine de la fuite visant Bardella
Le député Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy refuse de reconnaître l’authenticité des messages antisémites attribués à Jordan Bardella. Il…

Le député Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy refuse de reconnaître l’authenticité des messages antisémites attribués à Jordan Bardella. Il désigne du doigt d’anciens cadres du Front national, selon lui écartés au début des années 2010, qu’il accuse d’avoir transmis ces écrits.
L’affaire remonte à une publication de Mediapart contenant des messages antisémites que Jordan Bardella, président du Rassemblement national, assure ne pas avoir rédigés. Invité mardi sur LCI, le député Jean-Philippe Tanguy, proche de Marine Le Pen, a contesté la véracité de ces écrits. Et pour expliquer d’où vient la fuite, il avance une thèse bien à lui. Selon lui, ce sont des militants antisémites, écartés du parti au moment où Marine Le Pen a pris la présidence du Front national en 2011, qui ont fait passer ces messages à la presse. Il les a désignés d’une formule brute, parlant de la racaille antisémite qui avait été purgée à l’époque.
Interrogé sur les preuves dont il dispose, l’élu n’a pas évoqué de documents ni de témoignages. Sa réponse tient en une phrase, qu’il assume. C’est son intime conviction. Il explique connaître ces personnes parce qu’il les a lui-même mises à la porte, à l’époque où il militait à Debout la République, le mouvement du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. Il décrit une mouvance qui, selon lui, comptait beaucoup de monde au début des années 2010 et savait s’organiser, à la manière des trotskistes, avant d’être combattue.
Il tient d’ailleurs à saluer l’action de Marine Le Pen, qu’il présente comme ayant livré un combat acharné contre ces éléments. À ses yeux, ces anciens restent animés par un ressentiment tenace envers le parti. Il a donc invité ceux qui se posent des questions à aller regarder sur les réseaux sociaux, où ils verront, affirme-t-il, cette frange de l’extrême droite française insulter et diffamer le mouvement. La ligne républicaine défendue par Marine Le Pen ne serait pas, à les en croire, la bonne, une position qu’il attribue à leur propre radicalité.
Reste la question d’une éventuelle mise en retrait de Jordan Bardella, le temps de préparer sa défense. Là, Jean-Philippe Tanguy est catégorique et refuse net l’idée, s’exclamant qu’il ne faut surtout pas. Le président du parti est parfaitement innocent, soutient-il, et donner du crédit à ces salissures serait une erreur. Il va jusqu’à affirmer que ces messages antisémites n’existent pas. La veille, sur CNews, Jordan Bardella avait lui-même affiché sa détermination, assurant qu’il tiendrait bon. Plus les attaques déloyales se multiplieront, a-t-il prévenu, plus sa volonté de conduire son camp vers la victoire se renforcera.
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