Économie
Le pari de Paris et Mascate pour rouvrir le détroit d’Ormuz sans péage ni mines
Emmanuel Macron et le sultan Haïtham ben Tariq réclament une navigation libre dans le détroit d’Ormuz. Ils promettent aussi de mener ensemble des…


Emmanuel Macron et le sultan Haïtham ben Tariq réclament une navigation libre dans le détroit d’Ormuz. Ils promettent aussi de mener ensemble des opérations de déminage pour sécuriser cette route clé du commerce mondial.
Le président français et le sultan d’Oman ont clairement affiché leur position lundi depuis Paris. Ils veulent que le détroit d’Ormuz redevienne une voie navigable internationale sans aucune restriction, sans conditions ni péage. Dans une déclaration commune publiée après leur entretien à l’Élysée, les deux chefs d’État insistent sur le droit de passage en transit, conforme au droit de la mer. Ils excluent ainsi toute possibilité de frais imposés par l’Iran, qui réfléchissait ces derniers temps à instaurer des droits de redevance.
La question du détroit reste un point de tension majeur malgré l’accord de paix signé mi-juin entre les États-Unis et l’Iran, qui a mis fin à la guerre déclenchée fin février. Pendant le conflit, le blocage de ce passage large d’une trentaine de kilomètres a lourdement perturbé l’économie mondiale. Avant la guerre, 20% du commerce mondial d’hydrocarbures transitait par là. Aujourd’hui, il faut rouvrir la route, mais aussi la sécuriser. C’est pourquoi la France et Oman veulent collaborer avec toutes les parties prenantes et lancer des opérations de déminage conjointes, ainsi que renforcer leur coopération en matière de renseignement maritime et de surveillance des routes commerciales.
Le sultanat d’Oman, qui borde le détroit aux côtés de l’Iran, a finalement écarté l’idée de frais de passage, après en avoir un moment parlé dans un communiqué commun avec Téhéran. De son côté, la France et le Royaume-Uni ont rassemblé une coalition de pays non belligérants prêts à mener une mission maritime de sécurisation et de déminage. Mais le président Macron a précisé qu’il s’agissait d’une proposition qui dépendait des accords entre l’Iran et les États-Unis, avec l’accord d’Oman. De l’autre côté, Donald Trump s’est montré peu intéressé par cette mission, sauf pour les capacités de déminage européennes. Le détroit d’Ormuz reste donc un enjeu diplomatique majeur où chaque acteur cherche à peser.
À lire aussi





PolitiqueEn Ligne 6 joursLe Rassemblement national décroche enfin son premier groupe au Sénat



SociétéEn Ligne 6 joursLes tracteurs de la Confédération paysanne vont rejoindre les lycéens dans la rue



Faits DiversEn Ligne 5 joursRefus de mariage à Béziers, 7 500 euros d’amende réclamés contre Robert Ménard



SociétéEn Ligne 6 joursMain arrachée, œil perdu et mâchoire brisée, quatre enquêtes sur des blessures de lycéens



Faits DiversEn Ligne 6 joursUn ex-maire du 93 et son entourage jugés pour des marchés publics truqués



Faits DiversEn Ligne 6 joursUn ex-patron de l’espionnage allemand arrêté pour trahison



PolitiqueEn Ligne 4 joursLecornu apaise les lycéens et annonce une baisse du carburant



PolitiqueEn Ligne 7 joursDes messages antisémites attribués à Jordan Bardella, qu’il qualifie de faux grossiers








