Corsica Linea
Nous rejoindre sur les réseaux

News

Un adepte des « citoyens souverains » condamné après un refus de contrôle ubuesque

Article

le

Un quinquagénaire a écopé de cinq mois avec sursis pour avoir contesté l’autorité de l’État lors d’un contrôle routier, défendant des théories complotistes.

À Dunkerque, un homme de 53 ans, adepte du mouvement des « citoyens souverains », a été jugé pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle de gendarmerie en avril 2024. Lors de l’audience, l’individu, qui se présente comme un « non-citoyen », a persisté dans son refus de reconnaître la légitimité du tribunal, affirmant que l’État français serait une « entreprise privée » et non une entité publique.

L’affaire remonte à un incident filmé et largement partagé sur les réseaux sociaux, où l’on voit le prévenu et sa compagne opposer une résistance verbale aux forces de l’ordre, refusant toute interaction au motif qu’ils n’auraient « pas contracté » avec l’État. Les gendarmes avaient dû briser la vitre du véhicule pour procéder au contrôle.

Lors du procès, l’homme a soutenu des arguments juridiquement infondés, niant l’existence du code de la route et contestant la séparation des pouvoirs. Malgré ses déclarations confuses, la justice a retenu plusieurs infractions, dont le refus de contrôle, le défaut d’assurance et des violences sur un gendarme. La procureure avait requis une peine plus lourde, mais le tribunal a finalement prononcé cinq mois de prison avec sursis et 500 euros de dommages et intérêts.

Sans avocat pour le défendre, le prévenu a annoncé son intention de porter plainte contre le tribunal de Dunkerque auprès de la Cour européenne des droits de l’homme, se référant à une pseudo-juridiction fantaisiste. Ancien entrepreneur au chômage, il explique avoir adhéré à ces théories après les avoir découvertes en ligne fin 2022, influencé notamment par des discours politiques qu’il aurait interprétés de manière littérale.

Cette affaire illustre la persistance de croyances marginales remettant en cause les fondements de l’État de droit, malgré les rappels répétés de la justice sur l’obligation de respecter les lois communes.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus