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Sète / Place Aristide Briand : les commerçants de la rue du 11 Novembre sont partagés sur la création du parking

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La municipalité veut construire sous cette place un parking souterrain. Le projet est loin de faire l’unanimité. Les commerçants de la rue du 11 novembre sont partagés sur ce nouveau parking. Qu’en pensent-ils ?

Depuis plusieurs semaines, chaque samedi, des citoyens se réunissent à travers le Collectif Blanc Publics pour protester contre le nouveau projet de parking de la place Aristide Briand. Mais qu’en est-il des commerçants de la rue du 11 novembre qui surplombe la place ?

Les avis sont partagés tant les activités sont diverses et variées et n’ont pas les mêmes besoins. Prenons le cas de cette commerçante qui vient de reprendre une activité et se trouve confrontée à un vent de contestation qui ralentit son activité. Pour elle, « on a un parking à 700 mètres place Victor-Hugo, personne ne l’utilise. C’est suffisant. Un parking au coeur de ville je trouve que c’est un non sens. »

Cette nouvelle commerçante dans la rue souhaite que la municipalité réfléchisse à une autre manière d’alimenter le flux de clients que celui de mettre des parkings en coeur de ville. En revanche, elle souhaite, « un vrai aménagement de cette place. Il faut qu’elle devienne centrale, avec la piétonnisation des rues. Il faut repenser la manière de faire venir les gens dans nos commerces. Il faut les faire venir avec une attractivité pas avec un parking qui va prendre l’eau. Car je ne survivrai pas à deux ans et demi de travaux. », explique-t-elle.

Pour cet autre commençant que nous avons rencontré, le parking est une bonne idée mais la durée des travaux l’inquiète. « C’est la durée des travaux annoncés qui m’inquiète mais des parkings à Sète il en manque donc j’y suis totalement favorable. Je suis également favorable à la rue piétonnisation de la rue du 11 novembre. », explique-t-il un pendant qu’un autre n’est pas d’accord sur le principe car il s’inquiète de savoir comment vont pouvoir accéder à son commerce les personnes âgées et handicapées.

Moins de pollution de l’air et les yeux ?

Une commerçante soulève un problème de pollution qui ne semble avoir jamais était relevé dans les débats. « La grande majorité des voitures qui tournent autour de nos commerces cherchent des places. Ce sont des voitures qui veulent se garer qui créent de la pollution autour de la place. Je les vois passer plusieurs fois devant mon commerce car elles ne trouvent pas de place. Donc oui il y aura moins de pollution avec ce parking contrairement à ce qu’affirme l’opposition. »

« Il y aura aussi moins de voitures ventouses qui pollue l’air et les yeux », ajoute-t-elle.

Une autre problématique est soulevée par ces commerçants de la rue du 11 novembre, les arbres volumineux qui cachent les commerces. « J’espère qu’on aura des arbres moins volumineux car d’en bas de la place on ne voit pas nos commerces. Quand les arbres sont en feuilles on disparaît carrément du paysage. Remettre les arbres oui, mais les positionner différemment pour qu’on soit visibles ».

Une sortie piétonne du parking est espérée sur la rue du 11 novembre par ces commençants qui se sentent oubliés, « j’espère que la sortie piétonne du parking se fera sur la rue du 11 novembre pour avoir un turn-over over de la clientèle. »

Un manque de communication de la municipalité ?

Un autre commerçante est contre l’idée d’un parking mais elle craint que la municipale n’abandonne totalement la place si la construction du parking ne se fait pas. « C’est sûr qu’il faut amener à cette place un coup de frais, mais d’un point de vue idéologique je pense qu’on a autre chose à faire qu’un parking en centre-ville. J’ai la crainte que si le parking ne se fait pas, on n’aura jamais l’aménagement de la place et une rue piétonne. On risque d’être les grands oubliés ».

Le manque de communication de la municipalité et les fake-news sur le projet distillés par une opposition fatigue ces commerçants, « je regrette qu’on entende tout et n’importe quoi sur le projet. On dit que des bâtiments d’en face seraient fragilisés si le parking se fait. Est-ce que c’est vrai ? C’est très difficile de se faire un avis. Je comprends que les gens d’en face aient peur pour leur immeuble. On entend de tout c’est très déstabilisant ».

« Nous en tant que commerçants on manque de clients. La vérité c’est ça pour nous. À Sète il n’y a pas de politique de la gestion des commerces. C’est chacun pour soi et Dieu pour tous. On fait partie du projet coeur de ville. Normalement il doit y avoir une personne détachée pour ce programme national mais on n’a jamais vu personne », déplore-t-elle. « Il n’y a jamais personne qui passe nous voir pour nous écouter, pour nous expliquer les choses. J’ai fait deux saisines sur le site de la mairie de Sète pour savoir comment allaient se passer les travaux. On ne m’a jamais répondu », regrette-t-elle.

« Le problème fondamental de la ville c’est un gros problème de communication », conclut-elle.

Un collectif pointé du doigts pour ces méthodes

Le collectif très actif pour défendre la place contre le parking est aussi pointé du doigt par un commerçant. Ce dernier dénonce les méthodes et l’agressivité de certains adhérents de ce collectif. « Un collectif qui réunit si peu de gens et qui remet en cause un projet global c’est quand même assez hallucinant. La pétition comptabilise plus de 5000 signatures dont plus de la moitié n’habite pas à Sète », explique-t-il.

« Quarante personnes qui font les guets du matin 7h à 22h le soir et qui font blocus tous les jours ça commence à devenir fatiguant. Où étaient ces gens-là quand nous avons été ennuyés pendant 4 ans avec des dealers ? De souvenir, n’y a pas eu de collectif de créé, bien au contraire nous avons dû y faire face seuls ».

Lors de nos rencontres avec ces commerçants, la grande majorité partage l’idée de la création du parking de la place Aristide Briand. Mais ils regrettent tous un manque de communication de la ville de Sète qui a amené la création du collectif. La durée des travaux, les enjeux environnementaux etc ne sont pas expliqués par la majorité municipale et elle n’apporte pas de réponse claire.

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A LIRE AUSSI > Sète / Place Aristide Briand : la mairie accusée de commencer les travaux sans permis de construire

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. PierredeSète

    26 janvier 2022 at 14 h 05 min

    Dealers : s’il y avait un problème, ce n’est certainement pas à un collectif de citoyen-e-s de le résoudre ! Si ce commerçant estime qu’il n’a pas reçu l’aide nécessaire, qu’il s’en prenne à la police municipale ou nationale !

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