L’effondrement des constructions de logements neufs marque une crise majeure dans le secteur immobilier, la pire depuis 15 ans. La stratégie du tout béton du maire multirécidiviste de Sète, est en échec.
Un orage économique et social se prépare à Sète, le secteur de l’immobilier en France s’effondre et traverse sa plus grosse crise depuis 15 ans. Cette crise met en évidence les failles d’une politique municipale axée sur la prolifération immobilière.
Le ministère de la Transition écologique a publié ce mercredi 15 novembre, les derniers chiffres des transactions et des mises en vente de logements neufs au troisième trimestre 2023. Ils sont alarmants : baisse de 29% des permis de construire, un déclin de 30% des ventes totales de logements neufs, et une chute spectaculaire de 46% des réservations. Plus inquiétant encore, les ventes aux particuliers et aux propriétaires occupants plongent respectivement de 58,6% et 36,5%. Pascal Boulanger, Président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers, exprime son inquiétude : « C’est cataclysmique, du jamais vu depuis au moins quinze ans. »
Cette situation désastreuse trouve ses racines dans l’augmentation des taux d’intérêt il y a un an, rendant l’achat immobilier inabordable pour beaucoup. S’ajoutent à cela la hausse du coût de construction due aux nouvelles normes énergétiques et l’envolée des prix des matériaux. En conséquence, la production de logements a chuté de moitié, avec un effet particulièrement néfaste sur le secteur du logement social. De plus, on estime une perte d’environ 300 000 emplois d’ici 2025, la moitié touchant directement le secteur de la construction, tandis que l’autre moitié dans tous les métiers induits, tels que les architectes, notaires, bureaux d’études et agences immobilières.
Avec une politique du tout béton mis en place depuis 22 ans par le maire de Sète, les répercussions de la crise immobilière sur Sète s’annoncent sévères. Avec le ralentissement des constructions, la ville verra probablement ses recettes fiscales s’affaiblir prochainement, un coup dur pour une municipalité sétoise aux dépenses élevées. Un autre défi majeur se profile : l’impossibilté d’assurer l’accessibilité au logement aux sétois face à la réduction drastique des constructions de logements neufs. Ce manque flagrant de prévoyance, maintes fois souligné par l’opposition de gauche mais ignoré, se manifeste désormais comme une évidence accablante. La ville de Sète se trouve aujourd’hui dans une situation précaire.
Les récentes affirmations dans la presse locale d’agents immobiliers locaux, affiliés à la municipalité, qui prétendent que Sète représente un cas exceptionnel en France où tout se passe bien, semblent déconnectées de la réalité. La stratégie immobilière mise en place par les majorités successives de François Commeinhes, orientée vers les intérêts des promoteurs, risque d’avoir des répercussions importantes sur les finances de la ville et le bien-être de ses résidents. Le nouveau quartier, situé à l’entrée Est de la ville, est particulièrement préoccupant et pourrait rester inachevé à cause de la faillite prochaine des promoteurs.
En conclusion, effondrement des ventes de logements, déclin dans les transactions immobilières entre particuliers, absence criante de prévoyance politique caractérisent la situation actuelle et opposition de gauche qui avait lancé des avertissements qui n’ont pas été pris au sérieux. Cette gestion affairiste de la ville de Sète pourrait finalement se révéler très coûteuse, tant sur le plan économique que social.
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Marie Annick Petolas
5 janvier 2024 at 11 h 34 min
En tant que future habitante à Sète, j aimerais être abonnée au
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