La capitale thaïlandaise a été secouée par des secousses venues de Birmanie, provoquant la chute d’un immeuble en construction et semant la panique parmi les habitants.
Un violent tremblement de terre, dont l’épicentre se situait en Birmanie à près de mille kilomètres, a frappé Bangkok ce vendredi, entraînant des scènes de chaos dans les rues de la mégalopole. Le séisme, d’une magnitude de 7,7, a causé l’effondrement spectaculaire d’une tour de trente étages en chantier, réduite en un amas de béton et de ferraille. Les autorités font état d’au moins trois victimes et de quatre-vingt-un disparus, tandis que les équipes de secours s’activent dans les décombres à la recherche de survivants.
Les images diffusées en ligne montrent un immense nuage de poussière s’élevant au-dessus du site sinistré, situé non loin du marché de Chatuchak, très fréquenté par les touristes. Des cris d’appel à l’aide auraient été entendus sous les gravats, selon des témoignages recueillis sur place. « Nous redoutons un bilan bien plus lourd. Jamais un tel désastre ne s’était produit ici », confie un responsable policier présent sur les lieux.
La secousse, survenue en pleine journée, a pris les Bangkokois par surprise. Employés de bureau, clients de centres commerciaux et résidents ont évacué en urgence les bâtiments, craignant des répliques. Les transports en commun ont été suspendus, plongeant la ville dans un embouteillage monstre. Les réseaux sociaux ont relayé des vidéos de piscines vidées par les vibrations, tandis que les autorités appellent la population à signaler toute fissure suspecte dans les habitations.
À Chiang Mai, deuxième ville du pays, la panique a également gagné les rues. Une réceptionniste d’hôtel raconte la fuite éperdue des clients, tandis que l’eau de la piscine s’est déversée sur le sol sous l’effet des secousses. Les experts s’interrogent sur l’ampleur des dégâts à une telle distance de l’épicentre, évoquant la possible vulnérabilité de certaines constructions.
Le gouvernement a décrété l’état d’urgence dans la capitale, bien que les liaisons aériennes demeurent opérationnelles. La Bourse a quant à elle interrompu ses activités, reflétant l’onde de choc qui traverse le pays. Les recherches se poursuivent dans l’espoir de retrouver des survivants, tandis que Bangkok tente de retrouver son souffle après cette journée cauchemardesque.