Alors que les bombardements israéliens reprennent intensément, le Premier ministre israélien conditionne toute issue pacifique à la reddition du mouvement islamiste.
Benjamin Netanyahu a adressé un message clair au Hamas ce dimanche, exigeant le désarmement complet du groupe en échange d’une possibilité d’exil pour ses dirigeants. Cette déclaration intervient dans un contexte de reprise des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza, où les attaques récentes ont causé la mort d’au moins 17 civils, principalement des femmes et des enfants, selon les services médicaux locaux.
Les bombardements ont particulièrement touché la ville de Khan Younès, frappant des habitations et des abris de fortune où s’entassaient des familles déplacées. Parmi les victimes figurent huit personnes, dont cinq mineurs, tuées lors du premier jour de l’Aïd al-Fitr, une fête religieuse marquant la fin du ramadan. Ces violences surviennent après l’échec d’une trêve négociée en janvier, rompue le mois dernier par Israël.
Les pourparlers de paix, menés par des médiateurs internationaux, semblent dans l’impasse. Si le Hamas affirme avoir accepté une nouvelle proposition de cessez-le-feu, il refuse catégoriquement de renoncer à ses armes, qualifiant cette exigence de « ligne rouge ». De son côté, Israël a soumis une contre-proposition, dont les détails restent confidentiels.
La tension régionale s’est encore accentuée avec le tir d’un missile depuis le Yémen en direction d’Israël, intercepté avant d’atteindre son objectif. Les rebelles houthis, alliés à l’Iran, ont revendiqué cette attaque, justifiant leur action par la solidarité avec les Palestiniens.
Sur le plan humanitaire, la situation à Gaza demeure catastrophique. La fermeture des points de passage par Israël a drastiquement réduit l’accès à l’aide, plongeant les 2,4 millions d’habitants dans une crise sans précédent. Parallèlement, Benjamin Netanyahu, visé par un mandat d’arrêt de la CPI, s’apprête à effectuer une visite diplomatique en Hongrie, où il rencontrera le Premier ministre Viktor Orban.
Le conflit, déclenché après l’offensive du Hamas en octobre 2023, a fait des milliers de victimes des deux côtés. Les chiffres officiels, bien que contestés, reflètent une tragédie humaine qui semble loin de trouver une issue.