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Mandalay sous le choc : un monastère bouddhiste réduit en ruines après le séisme

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La violente secousse a plongé la région dans le chaos, aggravant une situation humanitaire déjà critique en pleine guerre civile.

Les murs effondrés du monastère Thahtay Kyaung à Mandalay témoignent de la violence du tremblement de terre qui a frappé la Birmanie. Sous un soleil de plomb, des moines s’activent pour déblayer les gravats, leurs robes safran maculées de poussière. Parmi eux, U Wayama, un religieux âgé, contemple avec désolation les vestiges de ce lieu sacré. « Voir ces bâtiments en ruines me brise le cœur », murmure-t-il, tandis que ses jeunes confrères transportent des débris enveloppés dans des étoffes.

La catastrophe a exacerbé les difficultés d’une population déjà éprouvée par des années de conflit. Les routes endommagées et les ponts écroulés entravent l’acheminement de l’aide, tandis que les survivants errent dans les rues, cherchant un abri précaire sous des bâches. Nyo Nyo San, une habitante réfugiée dans le monastère lors du séisme, décrit des scènes de panique : « Les murs s’effritaient comme du sable. J’ai cru que c’était la fin. » Malgré les risques, elle tente de regagner son village dans la région de Sagaing, zone particulièrement meurtrie où les combats entre armée et rebelles compliquent encore les déplacements.

À Naypyidaw, les secouristes continuent de fouiller les décombres, tirant parfois des survivants miraculeux des gravats après des jours d’ensevelissement. Ces rescues tardives offrent une lueur d’espoir, mais le bilan, déjà lourd, pourrait s’alourdir : la faille sismique traverse des zones densément peuplées, et les infrastructures médicales, fragilisées par la guerre, peinent à faire face. Dans les camps de fortune, l’attente se mêle à l’angoisse – personne ne sait quand viendra la reconstruction, ni même si elle sera possible.

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