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Départementales : Gérard Prato et Patricia Andrieu présentent leur liste sur le canton de Frontignan

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Gérard Prato et Patricia Andrieu au centre de la photo

Les 20 et 27 juin prochains auront lieu les élections départementales. Sur le canton de Frontignan, pour lequel 4 listes se présentent, on retrouve Gérard Prato aux côtés de Patricia Andrieu. A la tête de la liste du Rassemblement National, ils expliquent leurs ambitions et motivations.

Les élections départementales constitueront le Conseil départemental de l’Hérault. 50 conseillers départementaux seront élus en binôme mixte au scrutin majoritaire à 2 tours. Il y aura donc un binôme sortant par canton. Sur le canton de Frontignan, 4 listes se présentent. Parmi les listes du canton, on retrouve celles des conseillers départementaux sortants : Pierre Bouldoire et Sylvie Pradelle. Les listes qui leur font face sont nouvelles. En effet, aucune n’était en campagne lors des dernières départementales, il y a 6 ans. Gérard Prato, cadre de la fonction publique, et Patricia Andrieu, officière de police, mènent la liste du RN. Leurs suppléants respectifs sont Olivier Rongier et Anne Benoit de Coignac.

Conseiller municipal à Frontignan depuis 2014, Gérard Prato est un habitué des campagnes électorales. Ses efforts ont affermi le poids du RN à différentes échelles. « Ma première campagne municipale, en 2014, a très bien marché. En obtenant 43% des voix, on a réussi à placer 7 élus du RN en conseil municipal, chose qui ne s’était jamais vue. Les résultats des municipales de 2020 sont similaires ». Ensuite élu à l’agglo, il prend part au conseil communautaire avant de se présenter aux élections régionales en 2015. « Sur la région, le RN est sorti 2ème aux deux tours. Ça a été très porteur pour le parti puisqu’on a obtenu 40 sièges au Conseil régional ». En 2017, lors des législatives, alors qu’il menait à 28% lors du premier tour, il perd face à l’alliance du front républicain au second tour. « Ne partant pas pour ces élections régionales, j’ai reçu mon investiture pour participer aux élections départementales. »

Des projets pour le progrès social

En rappelant que la concrétisation de leurs projets dépendra du bord de la majorité, Gérard Prato et Patricia Andrieu annoncent leurs objectifs. « Beaucoup de candidats font des promesses à tour de bras pour ces départementales. Je trouve ça surprenant, sachant pertinemment que les propositions de l’opposition sont la plupart du temps ignorées. À ce niveau-là, je trouve que la démocratie est relativement bafouée en France », commente M. Prato.

La protection de l’enfance contre le harcèlement et la maltraitance, la protection des victimes de violences conjugales et des SDF, ainsi que l’aide aux personnes en situation de handicap sont des problématiques auxquelles M. Prato et Mme Andrieu envisagent apporter des solutions. « Je pense que le département peut apporter beaucoup de progrès social, ce qui est d’ailleurs son rôle premier », affirme Gérard Prato. « Je travaille dans la police municipale. De ce fait, la sécurité est ma priorité. Si on est élus, je souhaiterais renforcer la sécurité des collèges. J’aimerais aussi contribuer au progrès de la sécurité routière par l’aménagement des routes et le biais de campagnes de prévention », ajoute Patricia Andrieu.

Mieux gérer les finances pour parvenir à ses fins

Un autre point préoccupe M. Prato : la gabegie financière, à laquelle il assure mettre un terme s’il est élu. Pour ce faire, il souhaiterait dévaloriser le salaire, « relativement élevé », des conseillers départementaux. « Ce n’est pas normal qu’ils soient tous membres de la commission permanente. À la région, nous n’étions que 13 sur 40 à être en commission permanente. Ce chiffre était proportionnel pour tous les partis », développe-t-il.

« Aussi, je ne focalise pas sur les dépenses dédiées aux mineurs isolés puisqu’elles ne représentent que 2% du budget du département. Cependant, il a investi près de 2 millions d’euros sans que des résultats notoires puissent être observés. Beaucoup de difficultés persistent, essentiellement au niveau de leur logement. M. Mesquida, Président du conseil départemental l’a lui-même reconnu. Malheureusement, ça pose des problèmes d’insécurité notamment à Montpellier. Je voudrais contraindre le gouvernement à se réengager et à augmenter sa participation financière sur cet enjeu et à arrêter avec cette lubie idéologique de vouloir accueillir toute la misère du monde. Je suis conscient que ces enfants n’ont souvent pas d’autres choix mais il faudrait essayer de travailler avec l’État français, pour instaurer une protection des frontières, et avec les gouvernements du Maghreb », poursuit-il.

Les candidats comptent sur leur électorat

Selon M. Prato, qui désapprouve que Pierre Bouldoire se présente à nouveau, « il est primordial de viser d’autres objectifs avec de nouveaux élus ». « Il est grand temps de défendre nos propres concitoyens et d’arrêter de faire de la communication », avance-t-il. « Nous sommes des élus de terrain. Par conséquent, notre objectif est de travailler pour l’ensemble du canton et ses 6 communes. À l’heure actuelle le clientélisme et le copinage sont des pratiques politiques que nous n’acceptons pas. On veut rompre avec cette façon de travailler des socialistes pour l’équité des 6 communes. On appelle donc à la mobilisation des électeurs les 20 et 27 juin. Nous avons besoin d’eux pour devenir une opposition forte, d’autant plus dans ce contexte sanitaire qui complique la tâche », conclut Mme Andrieu.

Sereins pour leur campagne et soucieux des règles sanitaires, Mme Andrieu et M. Prato n’ont pas de meeting prévu. Chaque foyer du canton recevra un tract expliquant le programme électoral. Néanmoins, les candidats continueront d’être présents sur les marchés du canton, au plus proche des habitants.

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