Alors que les tensions persistent autour de ce territoire riche en hydrocarbures, les leaders de l’opposition vénézuélienne réaffirment leur attachement à la souveraineté nationale, tout en rejetant toute escalade militaire.
Les figures de proue de l’opposition vénézuélienne ont pris position ce mardi sur le dossier sensible de l’Essequibo, une zone frontalière revendiquée par Caracas mais administrée par le Guyana. Dans une déclaration commune, ils ont insisté sur la légitimité historique et juridique des prétentions vénézuéliennes, tout en excluant le recours à la force pour trancher ce différend territorial.
Cette sortie intervient dans un contexte de vives tensions entre les deux pays, attisées par la découverte d’importants gisements pétroliers dans la région en 2015. Le gouvernement de Nicolas Maduro a multiplié les gestes symboliques, allant jusqu’à proposer la création d’un État fédéral englobant l’Essequibo et à y organiser des élections locales. Une stratégie dénoncée par Georgetown, qui s’appuie sur un arbitrage colonial de 1899 pour justifier sa souveraineté.
Les opposants vénézuéliens, souvent accusés par le pouvoir de complaisance envers le Guyana, ont tenu à clarifier leur position. Tout en soutenant les revendications territoriales, ils prônent une résolution pacifique du conflit, passant par une défense rigoureuse devant la Cour internationale de justice. Cette approche contraste avec les déclarations belliqueuses de certains responsables chavistes, prompts à évoquer une intervention armée.
La communauté internationale, notamment les États-Unis, suit de près cette crise régionale. Récemment, un haut diplomate américain a mis en garde contre toute tentative de recours à la force, provoquant une réaction virulente de Caracas. Dans ce climat électrique, l’opposition tente de se positionner en garant d’une politique étrangère à la fois ferme et rationnelle, évitant les écueils du nationalisme exacerbé comme des renoncements jugés inacceptables par l’opinion publique.
Alors que le Venezuela s’apprête à tenir des scrutins régionaux controversés, la question de l’Essequibo reste un enjeu majeur, tant pour la stabilité de la zone que pour l’équilibre politique interne. Entre revendications historiques et réalités géopolitiques contemporaines, le dossier promet de demeurer au cœur des débats dans les mois à venir.