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La Corée du Sud retient son souffle avant le verdict historique sur le sort de Yoon Suk Yeol

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Le président suspendu attend ce vendredi la décision de la Cour constitutionnelle, qui pourrait sceller son destin politique ou lui offrir une seconde chance.

L’issue du procès en destitution du président sud-coréen Yoon Suk Yeol sera connue ce vendredi, marquant l’épilogue d’une crise politique sans précédent. La Cour constitutionnelle doit trancher entre un retour au pouvoir ou une éviction définitive, après des mois de tensions exacerbées par sa tentative controversée d’instaurer la loi martiale en décembre dernier.

Deux options s’offrent aux juges : valider la motion de destitution adoptée par le Parlement, nécessitant six voix sur huit, ou rétablir Yoon Suk Yeol dans ses fonctions. En cas de destitution, une élection présidentielle anticipée devra être organisée sous deux mois, avec l’opposant Lee Jae-myung, récemment blanchi dans une affaire judiciaire, comme favori potentiel.

L’affaire remonte à la nuit du 3 décembre, lorsque le président conservateur avait choqué la nation en déployant l’armée pour museler le Parlement, dominé par l’opposition. Une manœuvre avortée en quelques heures grâce à la résistance des députés, qui avaient voté unanimement le retour à l’ordre constitutionnel. Suspendu puis incarcéré en janvier, Yoon Suk Yeol avait finalement été libéré en mars pour vice de procédure, une première pour un chef d’État en exercice en Corée du Sud.

Ce procès, le plus long de l’histoire pour une destitution présidentielle, a alimenté les divisions dans le pays. Chaque week-end, des milliers de manifestants, partisans comme adversaires du président, se rassemblent devant la Cour constitutionnelle, reflétant une société profondément polarisée. Parallèlement, Yoon Suk Yeol reste confronté à un procès pénal pour insurrection, un crime passible de sanctions extrêmes, lié à sa tentative de coup de force.

Alors que l’attention se porte désormais sur le verdict de vendredi, l’ombre des précédents présidentiels plane. Park Geun-hye, destituée et emprisonnée, et Roh Moo-hyun, rétabli dans ses fonctions, rappellent que la Cour constitutionnelle a déjà façonné l’histoire politique du pays. Cette fois encore, sa décision pourrait redéfinir l’avenir de la Corée du Sud.

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