Le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, exige des mesures concrètes de la part de l’État pour lutter contre la hausse des prix et menace de mobiliser les citoyens.
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a exprimé sa frustration face à la hausse des prix de l’essence, de l’électricité et de l’alimentation en France. Il a averti qu’il pourrait appeler à des rassemblements et à « envahir » les stations-service, les grandes surfaces et les préfectures pour dénoncer cette inflation croissante.
Dans une interview accordée à franceinfo, Fabien Roussel a qualifié cette initiative de « légitime défense ». Il a lancé un appel à l’action, affirmant que les citoyens ne devraient pas rester silencieux face à la hausse des prix. « On se fait attaquer, racketter, voler et on ne devrait rien dire », a-t-il déclaré.
La hausse des prix des carburants en France est devenue un problème croissant au cours des dernières semaines, atteignant presque 2 euros le litre en moyenne. Le SP95-E10 s’est vendu à 1,9359 euro le litre (+0,9 centime par rapport à la semaine précédente), le gazole à 1,88 euro (+2,3 centimes) et le SP-98 à 2 euros (stable), selon les statistiques du ministère de la Transition écologique. Ces niveaux de prix n’avaient pas été observés depuis avril pour l’essence et février pour le gazole.
Malgré des signes de ralentissement de l’inflation ces derniers mois, Fabien Roussel estime que les mesures annoncées par le gouvernement pour lutter contre la hausse des prix de l’alimentation ne sont pas suffisantes. Il critique notamment le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, pour ses appels à l’augmentation des salaires et à la réduction des prix de l’industrie, affirmant que ces demandes n’ont pas eu l’effet escompté.
Le secrétaire national du PCF exhorte le gouvernement à prendre des « mesures concrètes » pour « bloquer les prix » et « redonner du pouvoir d’achat aux Français ». Il prévient que si ces mesures ne sont pas mises en œuvre dans les semaines à venir, il appellera à des actions de protestation, y compris des rassemblements devant les stations-service, les grandes surfaces et les préfectures. « Je ne supporte plus un président de la République qui dit que l’État ne peut pas tout, l’État est impuissant, l’État ne peut pas faire », a-t-il souligné.
Fabien Roussel explique son appel à la mobilisation par une « exaspération forte chez nos concitoyens » et la crainte de possibles « irruptions de la faim ». Il préfère que les citoyens organisent leur colère en direction des représentants de l’État, tels que les préfets, les ministres et le président de la République, pour exiger des actions concrètes contre la hausse des prix.