Deux chauffeurs contrôlés positifs au cannabis et la cocaïne suspendus par la société Keolis après dépistage salivaire surprise.
Un vent de panique a soufflé lors des premières heures de la journée du mardi 11 juin au sein de l’entreprise Keolis, responsable du réseau de bus sur tout le bassin de Thau, à la suite d’une série inattendue de tests antidrogue sur le personnel. Jean-François Buisson, directeur de Keolis, a lancé, avec l’aide d’un laboratoire privé spécialisé, une opération de dépistage salivaire sur les chauffeurs de bus avant leur prise de service.
Les tests ont révélé que deux chauffeurs ont été testés positifs au cannabis et la cocaïne, ce qui a conduit à la suspension immédiate des employés concernés. L’annonce de ces résultats a contraint l’entreprise à recourir à des intérimaires pour pallier l’absence soudaine et maintenir le service sans perturbation.
Il faut savoir que la fenêtre de détection pour le cannabis est de 6 à 10 heures après consommation avec un dépistage salivaire, tandis que celle de la cocaïne s’étend de 24 à 48 heures, confirmant ainsi que la consommation avait eu lieu peu avant le contrôle.
Selon nos informations, des tests supplémentaires sur les deux chauffeurs contrôlés positifs ont été effectués afin d’obtenir une confirmation, comme le veut la procédure. Les résultats devraient être connus cette semaine afin de procéder à leur licenciement si les tests confirment le dépistage salivaire positif.
Le profil des chauffeurs contrôlés positifs a particulièrement étonné la direction : l’un d’eux, âgé de plus de 50 ans, compte près de 20 ans d’ancienneté dans l’entreprise, tandis que l’autre, dans la quarantaine, a plus de dix ans de service chez Keolis.
La nouvelle du contrôle a rapidement provoqué la panique chez le personnel, entraînant une réaction en chaîne d’absentéisme dans la même journée. Plusieurs chauffeurs qui devaient prendre leur service en fin de matinée et début d’après-midi ont opté pour des arrêts maladie, évitant ainsi potentiellement leur propre détection de stupéfiants. Six chauffeurs et une contrôleuse du réseau ont donc échappé à ce dépistage ce jour-là, préférant l’absence à un test positif.
Selon une source interne à la direction, le directeur de Keolis a décidé de procéder à ce contrôle surprise à la suite de prélèvements effectués le mois dernier dans les vestiaires du personnel, où des traces de cocaïne avaient été détectées sur les poignées. Cette découverte l’a poussé à intensifier les contrôles pour garantir la sécurité des usagers du réseau.
Cet incident met en lumière la nécessité de renforcer les mesures de dépistage pour protéger la sécurité des usagers et maintenir un environnement de travail sûr et responsable. La consommation de stupéfiants par des conducteurs représente un danger significatif, augmentant le temps de réaction, diminuant la capacité de prise de décision et altérant la conscience de l’environnement. En France, la conduite sous l’influence de stupéfiants est responsable de 21% des décès annuels sur la route.
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