Un rassemblement festif de plus de 250 personnes s’est déroulé dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 juin. L’organisateur de la soirée a été placé en garde à vue tandis qu’une centaine de personnes ont été verbalisées.
Depuis le début de la crise sanitaire, les soirées clandestines sont un véritable fléau. Ce week-end, Bouzigues a été le théâtre de ce qui semblait être une importante fête, rassemblant plus de 250 personnes. Ainsi, pendant la nuit de vendredi à samedi et durant toute la matinée, la Gendarmerie Nationale a conduit une intervention de grande ampleur dans la commune. Le but de l’opération était de stopper ce rassemblement clandestin qui se tenait dans une maison de location. Résultat : l’organisateur a été placé en garde à vue, une centaine de personnes verbalisées, et près de 150 personnes ont été empêchées d’entrer dans la commue.
Une habitante affirmait notamment : « Une voiture a été vandalisée vers la cote bleue. Vers 21 h 30, une BMW blanche a déboulé à 80 km/h dans tout le village. Une folie. » La municipalité a souligné que : « Le maire, Cédric Raja, a suivi les opérations de près et est resté informé en continu. Grâce à l’action de la Gendarmerie Nationale, de graves troubles à l’ordre public ont été évités et le calme est revenu à Bouzigues. »
Les discothèques toujours fermées
Une des raisons de la prolifération des soirées clandestines peut notamment être expliquée par la fermeture des discothèques. Attention, l’idée n’est pas de trouver une excuse recevable aux participants de ces fêtes illégales, mais simplement d’essayer de comprendre la raison de leur augmentation. Ainsi, depuis le 16 mars 2020, les boîtes de nuits sont fermées, privant notamment les jeunes de rassemblements et de vivre pleinement leur jeunesse. Bien que les Français commencent, progressivement, à retrouver des libertés, notamment avec la réouverture des bars, des restaurants, des cinémas, des musées, bon nombre d’activités restent limitées… Notamment avec la fermeture des discothèques qui sont absentes du calendrier de déconfinement.
Alain Griset, ministre délégué chargé des Petites et moyennes entreprises affirmait : « Pour l’instant, on ne leur a pas donné de date, mais je les ai reçus la semaine dernière en leur disant qu’au 15 juin au plus tard, on leur donnera une date prévisionnelle de réouverture. » Dans une tribune du Parisien, une quinzaine de maires de villes du littoral appelaient le gouvernement à « rouvrir les discothèques au plus vite notamment pour éviter la multiplication inévitable de fêtes sauvages cet été et garantir la sécurité des jeunes estivants. À la catastrophe économique risque de s’ajouter le désordre et le risque sanitaire. »
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C T
7 juin 2021 at 18 h 51 min
Surtout que ce public, peu habitué aux teufs sauvages, ne connaît pas les codes, ne sait pas se comporter et va inévitablement faire encore plus de mal à l’image des free et autres teufs sauvages qui, elles, sont bien encadrées et qui accueillent un public averti, habitué et qui sait se comporter, à quelques exception près, bien entendu, mais c’est la cas partout.