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Société

Violences psychologiques au gouvernement : l’ancienne secrétaire d’État Nathalie Elimas face à ses ex-collaborateurs

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L’audience révèle un climat de terreur dans son cabinet ministériel, marqué par des humiliations systématiques et des méthodes managériales toxiques.

Plusieurs témoignages accablants ont été entendus lors du procès de Nathalie Elimas, ancienne secrétaire d’État à l’Éducation prioritaire, jugée pour harcèlement moral. D’anciens membres de son équipe ont décrit une atmosphère de travail insoutenable, où alternaient séductions et explosions de colère. L’un d’eux, son ex-directeur de cabinet, a évoqué des crises de rage soudaines, des hurlements et même un système de notation infantilisant, avec bons et mauvais points distribués aux employés.

Cinq anciens collaborateurs, dont quatre femmes, se sont portés parties civiles, dénonçant des pratiques managériales destructrices. Ils pointent des remarques dévalorisantes, des ordres incohérents et une dégradation rapide des relations après une courte période d’accalmie. Une enquête administrative avait déjà été ouverte en 2021 suite à des alertes internes sur des dérives au sein du cabinet, qualifiées de « délétères » par les inspecteurs.

L’ex-ministre, aujourd’hui conseillère régionale, nie fermement ces accusations. Pourtant, les enquêteurs ont souligné que les critères juridiques du harcèlement moral semblaient réunis, avec un cumul de pressions psychologiques, de manipulations et d’humiliations. Nommée en 2020, Nathalie Elimas avait quitté ses fonctions deux ans plus tard, avant que l’affaire n’éclate. Elle risque désormais une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison. Les débats se poursuivront jusqu’à la fin de la semaine.

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