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Économie

Trump riposte à la Cour suprême par une taxe mondiale de 10%

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L’ancien président américain, contredit par la plus haute juridiction sur ses tarifs douaniers, réplique par un décret instaurant une nouvelle surtaxe générale à l’importation. Les marchés accueillent la nouvelle avec une prudence notable.

Donald Trump a vivement réagi à la décision de la Cour suprême des États-Unis, qu’il a qualifiée de « honte absolue ». S’estimant « profondément déçu », l’ancien président a annoncé, lors d’une déclaration improvisée à la Maison Blanche, la signature imminente d’un décret instituant une taxe globale de 10% sur les importations. Cette mesure s’ajouterait aux droits de douane déjà en vigueur.

La plus haute juridiction du pays a jugé que l’exécutif ne pouvait justifier une partie de ses tarifs douaniers par une urgence économique, invalidant ainsi le fondement juridique utilisé. Cette décision, prise par six des neuf juges, concerne spécifiquement les droits dits « réciproques », distincts des surtaxes sectorielles sur l’acier ou l’automobile. Elle ouvre potentiellement la voie à des demandes de remboursement pour des sommes considérables perçues ces dernières années.

En réponse, l’ancien locataire de la Maison Blanche a assuré disposer d’« excellentes alternatives » et affirmé que ce revers judiciaire le rendait en réalité « plus puissant ». Il a tenu à préciser que les accords commerciaux conclus avec plusieurs partenaires, tels que l’Union européenne ou le Japon, restaient pleinement valides. « Nous allons juste procéder différemment », a-t-il déclaré.

Les réactions politiques sont contrastées. Les dirigeants démocrates au Congrès ont salué une « victoire pour les consommateurs » et appelé à éviter toute nouvelle initiative unilatérale. Du côté républicain, le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a indiqué que le législatif et l’exécutif détermineraient conjointement la suite à donner dans les prochaines semaines.

Sur les places financières, l’annonce a été accueillie avec un optimisme modéré, bénéficiant notamment aux acteurs majeurs du commerce en ligne. Les observateurs pointent cependant le risque de nouvelles complexités administratives et de tensions diplomatiques, alors que l’incertitude juridique concernant le remboursement des sommes déjà perçues pourrait engendrer des contentieux prolongés. Un juge de la Cour suprême ayant émis une opinion dissidente a d’ailleurs évoqué la perspective d’un « chaos » procédural.

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