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Faits Divers

Le procès Naps, deux récits inconciliables face à la justice

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Alors que le verdict est imminent, l’audience a été marquée par la confrontation de deux témoignages diamétralement opposés sur les événements survenus dans un hôtel parisien.

Devant la cour criminelle de Paris, les débats ont reposé sur la reconstitution d’une soirée d’octobre 2021. La plaignante, une jeune femme de 24 ans, affirme avoir été réveillée par une pénétration non consentie alors qu’elle était endormie. Elle décrit un état de sidération, évoquant un réveil brutal dans une situation qu’elle n’avait ni anticipée ni souhaitée. Son récit, qu’elle dit porter depuis cinq ans, se veut ferme et constant.

À l’opposé, l’artiste, âgé de 40 ans, présente une version fondamentalement différente. Il soutient que les rapprochements dans la chambre d’hôtel se sont déroulés de manière consentante, insistant sur le fait qu’il n’aurait jamais imposé un acte à une personne inconsciente. Il qualifie cette accusation d’incompréhensible et d’éloignée de sa propre conduite.

Les circonstances ayant précédé les faits ont été longuement évoquées. La rencontre avait eu lieu dans une discothèque parisienne, avant que le groupe ne se retrouve dans un établissement hôtelier en début de matinée. La plaignante reconnaît avoir consommé de l’alcool et d’autres substances, tout comme le reste du cercle présent. L’artiste, de son côté, explique avoir réservé une chambre, une pratique qu’il dit courante pour préserver son intimité, et avoir demandé à ce que les téléphones soient écartés.

Les déclarations des autres jeunes femmes présentes cette nuit-là ont apporté des éléments contrastés. L’une d’elles a finalement reconnu devant la cour avoir fourni aux enquêteurs un récit inexact, après avoir initialement évoqué une relation consentie. Malgré certaines divergences dans leurs souvenirs, un point semble faire consensus parmi les trois témoins la présence de la plaignante dans un état de sommeil au moment des faits allégués.

L’avocate générale a brièvement interrogé l’accusé au sujet d’une autre procédure en cours le concernant, pour des faits présentant des similitudes contextuelles. L’intéressé a estimé que cette information était sans lien avec l’affaire jugée. La présidente de la cour l’a quant à elle questionné sur ses habitudes sociales postérieures aux événements, une interrogation à laquelle il a répondu avec franchise.

L’audience s’est ainsi achevée sur l’image de deux vérités judiciaires qui s’affrontent, laissant aux magistrats la lourde tâche de démêler, au-delà des versions contradictoires, les contours d’une nuit dont seul le prononcé du verdict pourra peut-être fixer le sens.

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