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La franchise brutale de Charles Biétry, une leçon de management

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Lors d’un entretien professionnel, l’ancien patron des sports de France Télévisions avait asséné à un collaborateur : « Je ne te prends pas parce que je ne t’aime pas. » Une honnêteté qui, contre toute attente, a forgé un profond respect.

La carrière de Charles Biétry a profondément marqué le paysage audiovisuel sportif français. Après avoir dirigé les sports de Canal+, puis présidé Eurosport France, il a également occupé des postes de direction au sein de TF1, de France Télévisions et de beIN Sports. Un parcours retracé dans un documentaire récemment diffusé. Atteint aujourd’hui de la maladie de Charcot, l’ancien président du PSG se bat pour ses convictions, après avoir mené une existence hors du commun.

Parmi les nombreuses anecdotes qui émaillent cette vie professionnelle dense, l’une d’elles, rapportée par un ancien collègue, illustre son caractère direct. Alors qu’il occupait un poste de direction à France Télévisions, Charles Biétry devait pourvoir un poste de rédacteur en chef adjoint. Conformément aux règles du service public, il a reçu en entretien tous les candidats internes ayant postulé, y compris l’un d’eux pour qui il n’avait aucune intention de retenue.

Dès les premiers instants de l’échange, le dirigeant a coupé court à tout suspense. Il a annoncé clairement à son interlocuteur qu’il ne serait pas choisi. Interloqué, le candidat a demandé des explications, s’interrogeant sur ses compétences. La réponse fut cinglante et sans détour : non seulement il était compétent, mais il était même le plus compétent de tous les postulants. La raison du refus tenait en une phrase simple et brutale : « Parce que je ne t’aime pas. »

Plutôt que de générer de l’amertume, cette franchise totale a produit l’effet inverse. Le journaliste concerné a décrit cette déclaration comme une révélation. Il a perçu dans cette honnêteté crue une forme de respect et de courage managérial. Préférer une vérité déplaisante à un mensonge convenu a, selon lui, instauré une relation de confiance et d’estime réciproque par la suite. Cette singularité dans les rapports professionnels n’a finalement pas entravé leur capacité à collaborer, bien au contraire.

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